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31.08.2011 

DOCUMENT WORKFLOW


Afin de réaliser au mieux tout travail de postproduction que vous souhaiteriez nous confier (étalonnage, titrage, compression, authoring, sous titrage, sorties sur bande ou DVD), nous vous invitons à consulter ce document. Il est en effet important que les éléments que vous nous livrez respectent les normes techniques qui y sont détaillées.

 

 

Nous vérifions par pointage les fichiers qui nous sont livrés (il est impossible de vérifier la totalité des éléments). Il faut savoir que certains problèmes de qualité, pouvant être liés à des erreurs d’exportation depuis votre montage, des mauvais réglages dans votre logiciel de montage, à des pertes liées à des multiples décompressions / recompressions etc, peuvent rester invisibles au cours de la vérification et de l’utilisation des fichiers. Ces défauts cachés (souvent liés à la problématique d’une image vidéo entrelacée) sont susceptibles de ressurgir par la suite, notamment lors de la compression, des exports, des sorties sur bande, ou même seulement au moment de la diffusion. Nous souhaitons donc attirer votre attention sur le fait que nous ne saurions être tenus responsables de ces problèmes de défauts cachés pouvant survenir à partir des fichiers que vous nous livrez.

 

Afin de garantir la meilleure qualité possible, l’idéal pour nous est de pouvoir travailler à partir de vos éléments « de base», par exemple les cassettes originales du tournage ou les fichiers natifs de votre caméra. En effet, nous numérisons les cassettes en utilisant le meilleur transfert possible (SDI ou HD-SDI), puis nous travaillons dans un environnement « protégé », en évitant les générations et en utilisant des instruments de mesure. Cependant, une erreur de manipulation au moment de la prise de vues, telle que la non maîtrise de la vitesse de l’obturateur ou du réglage du gain, peut aboutir à une granulation, un scintillement (flicker) ou une pixellisation très marquée de l’image. Là encore, ces défauts ne sont malheureusement pas forcément visibles tout de suite, mais peuvent surgir seulement lors de la projection vidéo de votre film à partir d’un DVD. Même si ce type de cas reste rare, il faut savoir que ce problème est irrécupérable la plupart du temps – ou alors en faisant des compromis pouvant altérer la qualité sur les parties qui sont bonnes.

 

Bien entendu, nous vous donnons l’assurance de faire le maximum pour optimiser la qualité finale de votre projet et vous livrer ainsi les masters les plus propres possible. A cet effet, nous vous conseillons de confier tous les travaux de postproduction à des spécialistes, afin de réduire le nombre de problèmes et de « bugs » pouvant survenir au moment de la postproduction. Il arrive en effet trop souvent que les économies d’argent que l’on pense faire en « bricolant » soi-même entraînent en fait un supplément de travail (quelques fois plus du double) et donc une augmentation certaine des coûts et du temps de travail.

 

A ce propos, les devis que nous établissons partent du principe que nous allons travailler avec des fichiers qui correspondent aux standards décrits ci-après – tout fichier ou élément non conforme a de fortes chances d’augmenter le temps de travail et donc risque d’avoir des incidences sur la facture finale.

 

 

Il vous appartient donc de vous assurer sur la totalité de la durée de votre film de la validité de la compression / sortie sur bande / disque ; nous avons des outils qui permettent de vérifier les niveaux vidéo, mais il n’est pas certain que nous puissions repérer un drop ou une perte d’information. En effet, nous opérons par pointage, en vérifiant les endroits « à risques » ; mais il nous est impossible (sans devoir augmenter massivement les prix) de suivre toutes les sorties sur bande et exports individuellement et de vérifier à l’image près.

 

Si le défaut survenu lors d’une étape dans notre chaîne est découvert au cours du travail effectué, nous refaisons le travail sans autres ; en revanche, si des copies ont été tirées du master livré et / ou plus de 3 mois sont passés, nous ne prendrons pas en charge les frais liés à une éventuelle reprise des travaux.

 

Ce document a pour but de clarifier mieux le workflow de la postproduction, de donner des bases communes à la gestion correcte des normes et des données échangées. La plupart du temps, les opérations se font sans soucis et sans perte de qualité ; mais l’efficacité et un climat de travail serein sont tributaires d’une organisation méticuleuse – c’est tout le but du présent papier que nous invitons donc à consulter attentivement et à conserver.

 

 

MISE À JOUR CONCERNANT LE WORKFLOW POUR DES PROJETS HD

 

Aujourd’hui, la plupart des projets sont tournés en HD (1920x1080 ou 1280x720), rarement en 2K – mais ce qui impressionne au niveau qualité à la sortie de la caméra ou de la postproduction déçoit lorsque l’on regarde le même film en SD (DVD ou depuis une cassette) ou sur internet. En effet, des problèmes liés à la downconversion peuvent sacrément altérer la qualité des sorties en SD :

  • l’entrelacé dans les format 1920x1080 i 50 peut provoquer des scintillements très marqués, des erreurs de compressions, un sensation de « dureté » de l’image très désagréable. Nous recommandons avec insistance de NE PAS UTILISER LE FORMAT ENTRELACE – il y a trop de désagréments et de problèmes liés à ce format ;
  • les réglages caméra : il est conseillé de régler la caméra de manière manuelle pour tous les réglages habituels (gain, diaphragme, vitesse d’obturation etc) et de baisser la netteté électronique, de choisir un gamma « doux », voir de désaturer la chroma. Plus votre image est molle et non contrastée, plus elle passera sans encombres à travers toutes les étapes (étalonnage, conversions multiples etc) ;
  • la taille des sous titres et titres : en HD, ce qui semble correct sur l’écran de projection peut provoquer un scintillement, une perte de détail ou devenir simplement illisible en SD. Il faut donc absolument suivre les indications données en page 6 de ce document ; idéalement, il faudrait faire des versions SD séparées et spécifiques pour le titrage et le sous titrage, pour optimiser la taille et la qualité pour ce format là. Mais cela double le temps de travail et implique une rigueur extrême dans la gestion de projet – une simple correction orthographique dans un déroulant de la fin peut prendre ainsi facilement une demi journée de travail supplémentaire…